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08/09/2001 14:02 Alter: 13 yrs

La Collection Luxembourgeoise du Musée National d'Histoire et d'Art

Rubrik: 68/2001 - Staatsvisiten 68/2001 - Staatsvisiten

?La Collection Luxembourgeoise du Musée National d'Histoire et d'Art Vers la deuxième moitié du dix-neuvième siècle l'impressionnisme a engendré une véritable révolution artis-tique. Les artistes jouent avec les couleurs, la lumière, les reflets de l'eau, les vues à travers le brouillard et la fumée, pour retenir surtout ce qui change et se modifie. L' importance accordée à la lumière se fait au détriment de la forme, de la surface et du volume. te comom disparaît. De petites taches de couleur suggèrent les objets, le dégradé des tons, la perspective. Tout est dans les nuances. Des reflets animent les ombres. Chaque couleur se fond dans celle qui l'entoure. En ce qui concerne nos artistes luxembourgeois il est évident qu'à leur tour ils ont subi les influences du moment. C'est en Dominique Lang que Joseph Petit et Jean 1 uc Koltz voient «l'initiateur de l'impressionnis - me luxembourgeois et son seul vrai représentant,. Dominique Lang (né le 15 avril 1874 à Dudelange et décédé le 22 juin 1919 à Schifflange) L'enfance de Dominique Lang à Dudelange, où il est né en 1874, n'a pas toujours été heureuse. Son père est un paysan prospè-re mais sévère. Alcoolique il brutalise souvent sa famille composée de neuf tetes. U P conséquence le petit Dominique sera un enfant plutôt méfiant et introverti, qui très tôt se retire dans son monde à lui et commence a faire des croquis dans la nature. Par la suite l'artiste parcourt un chemin plutôt classique. Après des études à l'A thénée, où il a comme professeurs Michel Engels et André fliv es, il fit s( s années d'apprentissage à Anvers, où il ne sur- Vit que grace à l'aide de son grand ami et protecteur, le curé Bernard Frantz, qui lui achète des copies d'anciens maîtres, comme ía Sain-te lace de Quentin Metsys, Le christen Croix de van Dyck, ou enco-re l'Adoration des- Ilage5 de Mending. Après lin séjout prolongé de 1900-1901 à Florence et à Rome Dominique Lang entreprend en 1903 et en 1906 des voyages d'études à Paris et à Munich avant de devenir en 1911, l'année où il épouse Anne-- N la rie Ney, professeur d'éducation artistique au Lycée de Jeunes I ilk s à. Luxembourg puis à l'Ecole industrielle et com-merciale à sch -sur-Alzette. Il participe au Salon du CAL, expose à Luxembourg et à l'étranger, surtout à Ostende, et reçoit en 1919 le Prix ( irand-Duc Adolphe. Une de ses grandes réalisations est le elle - min de croix de l'église de Dudelange.?Le barrage? Huile sur toile 1913 Tout au long de sa vie Dominique Lang s'est heurté à la mal-veillance et a connu mépris, refus, indifférence et envies. Jamais il ne lui a été possible de vivre de sa peinture. Il lui a fallu aussi de longues années de travail avant d'être reconnu comme le représen-tant luxembourgeois le plus important de l'impressionnisme. C'est seulement en 1973 qu'une galerie d'art portant son nom est ouver-te à Dudelange. Deux ans plus tard un de ses tableaux figure sur un timbre-poste. De nos jours il figure au premier plan de la peinture luxembourgeoise et on a tendance à voir en lui un de nos peintres les plus riches et les plus inventifs en raison de ses innovations techniques. Il fut en même temps un pédagogue dévoué qui, comme il le raconte lui-même, n'a pas hésité pendant la première guerre mondiale à se rendre deux fois par jour à vélo à Esch pour ini-tier les jeunes à l'art et à la beauté. Marqué par ses déboires et ses soucis financiers l'artiste a cher-ché à ses débuts refuge dans la méditation. Sous l'influence de ses lectures (Ruskin, Schopenhauer, Spengler) il vit une période sym-boliste on il se rapproche des préraphaélites anglais pour lesquels la vie est un passage et la mort une amie. Réagissant à l'envahissement du monde par la machine ces artistes prônent le retour au travail artisanal. Désireux de retrouver l'esprit médiéval ils se plongent dans les légendes de la Table Ronde et celles du cycle d'Arthur. De cette période datent ,,La jeune fille et la mort» <la></la>


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