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07/06/1999 18:30 Alter: 15 yrs

La Collection Luxembourgeoise du Musée National d'Histoire et d'Art

Rubrik: 61/1999 - Fünfziger Jahre 61/1999 - Fünfziger Jahre

?Jean-Baptiste Fresez La Collection Luxembourgeoise du Musée National d'Histoire et d'Art Après avoir présenté au courant des dernières vingt années sur 57 numéros de Ons Stad les trésors du musée Pescatore, galerie municipale de peinture, nous laissons maintenant derrière nous la villa Vauban pour nous tourner vers la collection de peintres luxembourgeois du musée national d'Histoire et d'Art. Cette collection aux origines multiples a été constituée au gré des hasards; elle provient de dons, de legs et d'acquisitions qui, sans être toujours les plus représentatifs, illustrent tout de même l'évolution de l'art pictural au Grand-Duché. (né le 10 juillet 1800 à Longwy et décédé le 31 mars 1867 à Luxembourg) Autoportrait (1860) Comme le musée national est actuellement fermé pour des raisons de transformation et de rénovation, il sera impossible de voir sur place l'ensemble de la collection luxembourgeoise. Aussi ne présenterons-nous dans les numéros à venir de Ons Stad que des oeuvres qui seront accessibles dans la section "Vie luxembourgeoise". Celle-ci, qui ne fermera pas ses portes pendant la durée des travaux, est installée dans les anciennes maisons patriciennes de la rue Wiltheim, situées en face de l'entrée du musée. Tenu comme le premier et le plus grand de nos artistes du XIX siècle et comme un des personnages les plus marquants de la vie culturelle de cette époque, Jean-Baptiste Fresez, bien que né à Longwy, peut être considéré comme un artiste luxembourgeois. En 1802 déjà il est venu vivre avec ses parents à Luxembourg, où son père travaillait à la faïencerie de Sept-Fontaines; en 1848, il obtint la nationalité luxembourgeoise par option. Le jeune garçon fréquente à l'Ecole municipale de Dessin de Luxembourg les cours des frères Maisonnet et y décroche un premier prix dès rage de 14 ans. Après des études de dessin à l'Académie des Beaux-Arts à Bruxelles, il entre comme dessinateur et peintre à la faïencerie de Mett- lach. Chargé des cours de dessin pour les enfants de François Boch, il devient à partir de 1824 professeur à l'Ecole municipale de Dessin de Luxembourg, puis à l'Athénée royal-grand-ducal. C'est lui aussi qui donne des leçons de peinture à la princesse Amélie; en tant que pédagogue, il rénove l'enseignement du dessin. Il publie des vues de la ville de Luxembourg, collabore à l'album de Nicolas Liez et en 1857 édite l'Album pittoresque du Grand-Duché, dédié au Prince Henri des Pays-Bas. Cet album comprend une série de lithographies d'après des dessins originaux connus pour leur valeur documentaire. Grâce à sa réputation, il devient membre de la Société archéologique du Grand- Duché ainsi que de l'Institut des Beaux-Arts de Bruxelles.Fresez est connu non seulement pour ses paysages, dont on apprécie l'exécution minutieuse, mais encore et surtout pour ses portraits. De ceux-ci en effet on retient la ressem-blance des personnages, la beauté et la richesse des tissus de leurs vêtements, la transparence des dentelles et la finesse de maints détails. Si l'attitude des sujets semble parfois figée, l'artiste sait rendre à merveille l'expression du visage et la vivacité du regard. Les portraits, dont le nombre ne se compte plus, représentent principalement des membres de la famille grand-ducale et d'autres personnages notables du pays. Excellent observateur, attentif au moindre détail ainsi que dessinateur scrupuleux, Fresez peint de façon réaliste parfois un peu sèche les plus beaux sites de notre pays qu'il rend par un dessin net, précis, minutieux et académique. Il s'agit surtout d'endroits connus, facilement identifiables. De nos jours ces oeuvres ont une valeur documentaire certaine, comme celles qui représentent la forteresse non encore démantelée. Elles ont été réalisées à l'époque où Turner peignait à l'aquarelle ses vues vaporeuses de Luxembourg. L'oeuvre retenue comme illustration de ce texte est une mine de plomb ") avec pour sujet la ville haute de Luxem-bourg vue à partir des écluses traversant l'Alzette au Grund. L'artiste insiste sur le côté architectural de la capitale avec sa corniche, les impressionnantes murailles crénelées de la fortification et les particularités du faubourg avec ses vieilles maisons et ses tanneries. Le dessin montre qu'A ce moment un deuxième bras de l'Alzette contournait le moulin situé au milieu du pont, pour déboucher sous l'actuel Cercle Munster. Depuis lors, le moulin a été démoli et le bras de l'Alzette a été comblé. Mais Fresez a si scrupuleusement respecté les détails divers, les jardins, les arbres et les buis-sons, qu'il est possible encore de nos jours de se faire une idée sur les particularités de ce vieux quartier.


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61/1999 - Fünfziger Jahre

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